LES DOSSIERS DU MOIS   





(06/2019)



LA FIN DU DIESEL ???


Avant toute chose une petite précision s'impose pour les écologistes réveurs. C'est déjà connu mais il est bon de le rappeler ici:
Si on ne consomme plus de diesel on en fait quoi ? Comme avant, on le jette à la mer ?
On ne" fabrique" pas du gazole à la demande… C'est du résidu à récupérer ou... à jeter !

Un peu d'explications techniques sur la distillation du pétrole. Il est grand temps d’apporter quelques petites précisions. Il faut laisser le temps aux gens de migrer des voitures à moteur diesel aux voitures à moteur essence, c’est le discours du gouvernement. Cette approche démontre que nos gouvernants , comme la plupart de nos concitoyens d’ailleurs, n’ont aucune idée précise du processus d’obtention des différents produits pétroliers.

Un écologiste forcené (un yaka comme on en connaît tous) disait récemment que la solution était simple:
" YAKAPLU fabriquer du gazole..." Lui aussi croyait qu’on « fabriquait » du gazole à la demande.
Nous allons donc éclairer votre lanterne et vous expliquer ou vous rappeler comment on obtient les différents produits issus de la distillation du pétrole.
Hé oui, une raffinerie n’est ni plus ni moins qu’une distillerie et on distille le pétrole comme la lavande pour la parfumerie ou le raisin pour la gnôle.
Pour faire simple et en schématisant beaucoup (car en vérité c’est un tout petit peu plus complexe):



1) On verse du pétrole brut dans une immense cuve et on allume le feu dessous, très doucement au début: 20°c.
2) La cuve commence alors à « dégazer », et on récupère les gaz: propane, butane, GPL.
3) On augmente le feu vers 150 à 200°c, sortent les vapeurs qui, une fois condensées donnent les essences de pétrole. D’abord les naphtes, pour la pétrochimie, puis l’essence pour nos voitures.
4) On augmente encore la température jusque vers 300°c. Montent alors les huiles: le kérosène pour les avions, le fameux gazole pour nos moteurs diesel, et le fioul domestique. et ainsi de suite.
Il ne reste à la fin plus que les résidus: les bitumes avec lesquels nous faisons nos routes. Rien ne se perd dans le pétrole !!

CONCLUSION: On ne fabrique pas du gazole à la demande. Qu’on le veuille ou pas, qu’on le consomme ou pas, il sort des cuves au cours du processus. Et ce gazole représente 21% de la masse du pétrole brut, ce qui est loin d’être négligeable (45% pour l’essence).

La question est : Qu’est-ce qu'on en fait si on ne le consomme plus?

Vers la fin des années soixante, seuls les camions, des bateaux pas trop gros et quelques rares voitures étaient équipés de moteurs diesel.
On ne consommait pas tout le gazole issu des raffineries. Le surplus était rejeté à la mer !!!
Les compagnies pétrolières, devant ce manque à gagner, se sont alors tournées vers les constructeurs automobiles pour leur demander de développer les moteurs diesel, et c’est ce qu’ont fait les constructeurs.
Avec de nouveaux alliages acceptant des hautes températures de fonctionnement, des taux de compression plus élevés et l’intégration de systèmes de suralimentation (les turbos) ils ont obtenu des moteurs diesel aussi performants que les moteurs à essence, plus fiables, avec une meilleure longévité et qui consommaient moins.

Le succès des moteurs diesel, aidé par une fiscalité moins âpre sur le gazole, a donc été fulgurant.
A l’époque, des panneaux publicitaires de 4m sur 3 faisaient l'apologie du moteur diesel et la presse vantait dans tous les articles « l’écologie » du moteur diesel, affirmant qu’il polluait moins que le moteur à essence.

Le problème aujourd’hui, c’est qu’on a inversé la tendance, et qu’il existe, surtout en France, un gros déséquilibre de la demande entre l’essence et le gazole.
Il faut donc impérativement pour les pétroliers revenir à l’équilibre, et contrairement ce que croient les gens, il n’est pas question d’éradiquer les moteurs diesel, au risque de retourner aux années soixante. Comment résoudre ce dilemme ... pour que chaque partie y gagne et que le citoyen paie ? !!!
Sachant qu’entre deux moteurs, les gens choisiront toujours le plus performant, il faut donc faire une campagne de dénigrement du moteur préféré des usagers.

On mobilise donc les politiques et la presse, on prend une poignée de fous furieux intégristes écologistes à qui « on bourre le crâne », et c’est parti pour façonner l’opinion publique, et fabriquer son consentement.
Et vous verrez que quand on sera revenu à l’équilibre (2 véhicules essence pour 1 véhicule diesel) comme par magie, on retrouvera des vertus au gazole.

D’autant que le gros problème du diesel c’est le rejet des particules, et qu’il a été résolu par l’adjonction de filtres à particules qui piègent 99% des émissions.
Voilà ce que ne disent pas nos gouvernemants.

LE DEMENTELEMENT DES VEHICULES ROULANT AU DIESEL


Les utilisateurs de diesel sont devenus les bêtes noires des écologistes.

Alors on prône la voiture électrique même si elle est décriée par les ingénieurs de l' ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie). Alors quelle alternative sérieuse pour l' automobiliste préoccupé par l' empreinte Carbone? Juste un Lobby politique? On nous dit vendez vos diesels pour acheter un véhicule moins polluant. Oui lequel? Vendre un diesel pour un autre diesel comme le permet la prime à la conversion n'a pas de sens.
Que fait on des anciens diesels, s'ils sont revendus sur le marché de l' occasion ça n'a pas de sens en terme de pollution. Il faut donc les détruire.

A-t-on une solution pour les camions? Non il n'y en a pas.

Acheter un véhicule essence est donc selon nos élites le seul choix. Pourquoi alors 2 véhicules identiques l'un à l'essence, l'autre au diesel? L'essence est plus malussée que le diesel. Le diesel émet moins de CO2 et l' essence consomme plus. ça n' a pas de sens.

Eradiquer le parc automobile diesel français: une idée folle mais prenons-les au mot, adhérons à cette idée qui consisterait à éradiquer le parc automobile diesel français. A-t-on une solution de remplacement pour les camions? NON. Bon, ne faisons pas de mauvais esprit. Un problème bien posé est à moitié résolu, c'est ce que me disait mon professeur de maths au collège. Risquons nous à l' exercice:

Au 1er janvier 2017 le parc automobile était de:

VP (véhicules particuliers) dont diesel, 61,6%
VUL (véhicules utilitaires légers) dont diesel, 95%
VI (autocars et véhicules industriels) dont diesel, 99,5%
Soit un parc diesel total de véhicules à démanteler de 26 400 900 véhicules.

A raison de 1,2 t par VP, 2,5 t par VUL et 10t par VI c'est 45,8 millions de tonnes minimum de ferrailles, alliages, plastiques, pneus, batteries, lubrifiants et autres composants à recycler.

Questions: Comment démanteler 26 500 000 véhicules diesel?

1. A-t-on les infrastructures pour?
2. Combien d'énergie sera consommée pour y parvenir?
3. Combien de CO2 sera émit dans l'environnement?
4. Que fait-on des déchets résiduels?
5. Quelles conséquences pour l'industrie automobile?

Ça n'a pas de sens



Nous ne représentons que 0,9 % de la pollution mondiale, alors que les politiques reviennent sur terre et cessent de prendre notre France pour un grand pays qui va montrer l'exemple et entrainer les autres (qui rigolent) vers une pureté de l'air et un mieux être de la planète. Tous les moyens sont bons, arguments fallacieux, mettre le pays à feu et à sang, pour masquer une incapacité à réduire la dépense publique.

Faut-il continuer à faire pression sur les français et détruire notre industrie automobile?

Tout ça pour ça, Ça n'a pas de sens

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Sources : Le journal de l'automobile - Wikipédia